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| Thomas
Anderson partage le sort de millions de
bureaucrates anonymes, les yeux constamment rivés vers
leurs ordinateurs, sous les ordres de supérieurs
exigeants. La nuit et tout le reste du temps, sous le
pseudo de Neo, il renaît,
créant ses propres programmes, semant ses virus dans les
circuits officiels et multipliant à plaisir les délits
informatiques. A cheval entre deux mondes, Neo est
assailli de songes étranges. Des messages cryptés,
provenant d'un certain Morpheus, l'invitent à aller au-delà
des apparences, à briser ses chaînes... jusqu'au jour
où Morpheus finit par le ramener jusqu'à lui dans un
but bien précis: Lutter contre l'omnipotence de la
Matrice. |
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| Pour Morpheus,
le doute n'est pas permis, l'Oracle a parlé: Neo est l'élu,
ce libérateur mythique, capable de mettre en échec la
Matrice et ses féroces Agents qui la défendent. Neo se
prête à une expérience qui engage sa vie, son avenir
et celui de toute l'espèce humaine. Grâce à Morpheus,
son équipage et le matériel dont il dipose, connecté
aux circuits de la Matrice, Neo se voit libérer de la
Matrice et découvre notre monde en ruines et des
millions d'êtres humains privés de leur énergie vitale
et réduits en esclavage face aux machines disposant d'une
intelligence artificielle que les hommes n'ont pas su
maîtriser. En bref, les machines nous cultivent afin de s'octroyer l'énergie produite par nos cellules, enfermant notre esprit dans ce que l'on pense être la réalité mais qui n'est autre que la Matrice. Sous la tutelle de Morpheus, il acquiert alors le savoir, la rapidité et la force physique nécessaires à son combat, apprend à dompter sa peur, à libérer son esprit, à s'affranchir de ses doutes. La prophétie est sur le point de se réaliser, la lutte va pouvoir commencer... |
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| Matrix
présente un monde en ruines que des machines
intelligentes se sont approprié. L'homme n'y est plus qu'un
carburant, inconscient et cultivé comme des poireaux
dans des gigantesques serres. Son esprit est projeté
dans un monde virtuel où il a lillusion de mener
une vie normale. Telle est l'idée du film des frères
Wachowski, Andy et Larry. Les réalisateurs nous
projettent dans un univers cyber déroutant où la
frontière entre le monde réel et le monde virtuel est
tellement proche qu'on se demande ou est la réalité. L'un des points forts du film reste la vision novatrice que proposent les réalisateurs de la science-fiction. Un conseil : oubliez tout ce que vous connaissez à propos de ce genre car Matrix le révolutionne. Alors que l'on pensait que tout avait été dit et fait en science-fiction, les frères Wachowski ouvrent une brèche dans laquelle, beaucoup vont s'engouffrer. Mais il sagit également dune oeuvre remarquable dans son manque d'originalité Le cinéma américain étant ce qu'il est, rares sont les films vraiment novateurs. Matrix emprunte librement, et sans le cacher, le passé cinématographique sans pour autant être une collection de références: L'originalité naît de la juxtaposition et de la justesse des emprunts. Le film offre un divertissement sans pareil dans le cinéma moderne en célébrant tout ce qu'il y a de mieux dans le cinéma de fiction commercial. |
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| Les
machines ont réussi à localiser Zion, le dernier bastion humain
caché au centre de la Terre. Des milliers de sentinelles
s'apprêtent à anéantir ce dernier refuge de l'humanité.
Fort heureusement, un vaisseau a pu alerter les habitants
avant de succomber à un assaut de sentinelles. La
résistance se prépare à l'affrontement mais face à
une telle attaque, tous les espoirs se tournent vers Neo,
celui que l'Oracle à désigné comme l'Élu, le seul à
pouvoir mettre un terme à ce conflit, de part ces
pouvoirs sur la Matrice. Neo apprend à mieux contrôler ses dons, mais d'ici quelques heures, plus de 250 000 sentinelles programmées pour anéantir notre espèce atteindront Zion. Cependant, Morpheus galvanise les citoyens de la cité en leur rappelant les paroles de l'Oracle: il est encore temps pour l'Élu d'empêcher la guerre contre les machines. Tous les espoirs se reportent dès lors sur Neo. Au long de sa périlleuse plongée au sein de la Matrice et de sa propre destinée. Ce dernier se verra confronté à une résistance croissante, un retour plutôt inattendu de l'agent Smith, une vérité encore plus aveuglante ainsi que des choix encore plus douloureux que tout ce qu'il avait jamais imaginé... |
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| Soyons clairs: Matrix Reloaded, deuxième volet
de la trilogie superlative des frères Andy et Larry
Wachowski, est très nettement supérieur à l'épisode
précédent. A cela une raison simple : la pression
économique, c'est un euphémisme, a disparu. La trilogie
est désormais assurée d'un succès que beaucoup de
professionnels refusaient d'envisager pour son premier
volet, au point que Joel Silver, déjà producteur de la
chose, souhaitant alors se prémunir d'un four, en avait
vendu la moitié des droits juste avant la sortie. On
pouvait reprocher à Matrix opus 1 ses promesses non
tenues : une poignée de scènes mémorables et un infini
blabla. Au-delà du coup d'Etat scopique constitué par l'illustre
«effet Matrix» (le ralenti suspendu), les Wachowski l'avaient
finalement joué petit bras. Avec l'opus 2, les compères
n'avaient plus d'alibi pour ne pas se lâcher. On en
voulait beaucoup plus ? On est servi. Mais Matrix n'est pas un film, ou plutôt n'est pas que ça. C'est une marque, un sceau, une philosophie voudrait-on nous faire croire, mais surtout un marketing totalitairement lumineux. Pour la première fois, on nous présente un film qui n'est que la moitié d'un plus vaste objet (culturel ? commercial ? artistique ? politique ?), l'autre indispensable moitié étant le jeu vidéo (Enter The Matrix). La grande idée à l'oeuvre derrière le projet des frères Wachowski tient dans cette simple équation: si vous souhaitez vraiment plonger dans l'univers de Matrix, si vous voulez en percer tous les mystères, en expérimenter toutes les dimensions, alors vous devrez voir le film ET jouer au jeu. |
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| Techniquement, ce prolongement du premier dans le second atteint des limites jamais percutées, avec le tournage exclusif de plusieurs heures de film supplémentaires, la révélation de clés inédites ou la modélisation numérique des acteurs prévue dès les contrats. Conceptuellement, la piste défrichée par les Wachowski est riche d'hypothèses passionnantes que l'on ne pourra mettre à l'épreuve des faits qu'en jouant une bonne partie, plus tard. Mais il est irrésistible pour un joueur découvrant le film de chercher à deviner ce qui, à l'écran, dessine la perspective d'un jeu qu'il fréquentera bientôt. Les références directes à l'univers vidéo-ludique commencent avec le premier personnage nommé dans le film : Link... (héros de la saga Zelda, faut-il le préciser). Sans même préjuger d'un gameplay qui reste à expérimenter, il semble évident que là où Matrix rejoint le mieux le coeur de la culture vidéo-ludique, c'est sur la question du temps. | |
| Matrix Reloaded thématise à
fond les puissances virales du «même» via la figure de
l'agent Smith, sorte de col blanc venimeux capable de se
démultiplier en escouades d'analogues, ivre de sa propre
personne. C'est aussi le magnifique duo des jumeaux,
capables de se métamorphoser en diables de synthèses
similaires. Là encore, le monde du jeu pointe le bout de
son nez et les gamers devraient reconnaître des
problématiques du double le principe réplicatif qu'ils
croisent fréquemment dans leurs activités virtuelles,
peuplées d'ennemis dupliqués à l'infini. Même le
couple central Neo et Trinity (Carrie-Anne Moss, vraiment
bien) semble travaillé par la permutation des identités
tant ils se ressemblent et s'assemblent : bruns livides
à lunettes noires et physiques androgynes. Bien plus que le premier, ce deuxième épisode marque une date dans l'usage esthétique des effets spéciaux 3D. Pas un plan qui ne soit trafiqué au numérique : les mouvements des personnages mais aussi des déplacements de caméras invraisemblables, tel ce slalom du regard sous les roues d'un camion en pleine course, dont la continuité est impossible à réaliser sans ordinateur. Les Wachowski et la monstrueuse équipe des effets visuels menée par John Gaeta ont voulu repousser toutes les limites et frapper les masses de stupeur par la sophistication et le grandiose des séquences successives. |
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| Commençons par le début de la fin. Alors que son
corps accuse un profond coma, l'esprit de Neo se retrouve
coincé dans une sorte de "no man's land"
situé entre le monde réel et la Matrice et farouchement
gardé par l'homme du train. Ce dernier travaille pour le
Mérovingien, qui a décidé de garder Neo dans cette
prison de l'esprit sous forme de station de métro. C'est
dans cet endroit que l'Elu rencontre un couple de
programmes, Rama Kandra et Kamala, qui ont passé un
"deal" avec le Français pour pouvoir sauver
leur petite fille Sati, menacée d'effacement puisque,
dans la logique de la Matrice, elle n'a pas de raison d'exister. Aprés avoir rencontré l'Oracle, qui a changé d'apparence, Morpheus et Trinity rendent visite au Mérovingien et parviennent à lui extirper Neo qui, à son tour, exige certaines réponses de l'Oracle. C'est suite à cette discussion que Neo, accompagné de Trinity, décide d'emprunter un vaisseau et de se rendre à Zero One pour passer un pacte avec les machines afin de se débarrasser de Smith, dont les pouvoirs ne cessent de grandir. Pendant ce temps, tandis que Zion est en état d'alerte, Bane, toujours possédé par Smith, se réveille et s'introduit dans le vaisseau en partance pour Zero One, engageant ainsi un combat durant lequel Neo va perde ses yeux, alors même que sa vue s'accroît en présence des machines. Pendant que les braves de Zion cobattent sans relâche contre 250 000 sentinelles qui leur foncent droit dessus, Neo retourne dans une Matrice réduite à néant pour un ultime combat avec Smith qui, au préalable, aura investi le corps de l'Oracle... |
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| Attendu, les yeux révulsés,
par des millions de fans
répartis aléatoirement dans le monde réel, le
troisième volet des aventures de Neo a permis de
replacer certaines choses à leur place; blessant
quelques-uns dans leur orgueil et confirmant l'opiniâtreté
des autres. Si Revolutions a fait deux fois moins d'entrée
que Reloaded, lors de son premier week-end aux Etats-Unis,
et a chuté de 70% en seconde semaine, on ne peut tout de
même pas parler d'échecavec une prévision de 300% de
bénéfices en fin de carrière. Plus que de déception,
on parlera de surprise, tant au niveau des producteurs
que du public. Alors que beaucoup restent encore les
dents plantées dans la frustration de ne pas avoir eu
leurs réponses philosophiques, on rappellera que les
Wachowski ne se sont finalement jamais présentés en
tant que philosophes du nouveau millénaire mais plutôt
comme des surdoués de l'image, injectant ici et à leurs
réérences de science-fiction, sans jamais chercher à
rendre une oeuvre pamphlétaire. Maintenant, on est bien obligés d'avouer qu'une seule vision de Matrix Revolutions ne suffit pas à en faire le tour vu que, comme son titre l'indique, les révolutions sont multiples.Demandez à un spectateur en 1968 de vous analyser de fond en comble "2001, L'Odyssée de l'espace" à la sortie de la première séance, et vous comprendrez bien qu'il n'a calculé que les mecs déquisés en singes et le foetus volant ! Matrix Revolutions, ainsi que le reste de la saga, fait partie du même mouvement cinématographique, de cette même race qui traite de la nature humaine en parlant de rien, mais surtout de tout, avec une profondeur et un esprit de synthèse comme seuls les véritables éponges culturelles en sont capables. |
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| Si le premier Matrix se
tenait narrativement et avait traumatisé son public de
son esthétique S-M révolutionnaire, le second
naturellement tourmenté la majorité par le nombre de
questions qu'il posait, parfait stratège pour provoquer
une avalanche d'envies concernant le dernier opus. Un
deuxième volet qui, finalement, posait cartes sur table
sur ce qui motivait réellement les frères Wachowski et
qui allait être la nature propre de Revolutions, et par
extension de toute la saga: l'action
! Les apparats idéologiques (et pour certains,
messianiques) ne se révélant être qu'une redoutable
couche de vernis sur leur ingénieux scénario, la série
des Matrix laisse surtout derrière elle une nouvelle
étape, une norme jusqu'ici inconnue du cinéma d'action.
Soutenue par une vision futuriste digne des mangas les
plus cataclysmiques et réinterprétant avec beauté les incroyables ballets martiaux venus
du continent asiatique, l'oeuvre des frères Wachowski
est, à n'en point douter, ce qui est arrivé de plus
radical à Hollywood depuis les "Die Hard". |
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| Larry et Andy ont toujours eu
une vision de Matrix s'étendant bien au-delà du simple
contexte cinématographique. L'univers qu'ils ont créé
est si riche qu'il était nécessaire qu'il s'étende à
d'autres médias, et donc au jeu vidéo, à l'animation
et à Internet. Animatrix
emmène les spectateurs beaucoup plus loin dans l'exploration
des zones d'ombre de la Matrice que ne le faisait le
premier long-métrage. Le public pourra ainsi découvrir
de nombreux secrets, de nouvelles intrigues et de
nouveaux personnages. Bien sûr, il n'est pas crucial de
connaître Animatrix pour apprécier la trilogie des
frères Wachowski, mais le plaisir en est décuplé.
Matrix est un de ces rares films qui ne raconte pas
seulement une histoire excitante, mais ouvre une fenêtre
donnant sur un nouveau monde. Les frontières de la
Matrice n'existent pas, ou plutôt si, mais elles
dépassent de beaucoup es limites connues du cinéma.
Animatrix est le premier genre de cette nouvelle manière
de concevoir le Septième Art. |
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| En clair, il s'agit d'une
série de 9 courts métrages d'animation
réalisés en tant que dessins animés traditionnels,
mangas ou images de synthèses stupéfiantes de réalisme,
qui devraient connaître une diffusion cet automne.
Inspirés de l'univers des frères Larry et Andy
Wachowski (qui ont participé à l'écriture de 4
épisodes), ces 9 films seront diffusés sur le site
officiel, avant de connaître une diffusion en DVD le 12
juin 2003 (en France). |
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| Développée par de nombreux
artistes japonais (dont l'équipe de Square USA, auteur
de Final Fantasy), la série Animatrix suivra les
aventures de nouveaux personnages au cur de la
matrice, entre le premier épisode et les deux prochains
volets de la saga. Si l'intrigue est gardée secrète, la
production a révélé que le dernier film introduirait
directement les longs métrages THE MATRIX RELOADED et
THE MATRIX REVOLUTIONS. Ces courts métrages ne sont pas
indispensables pour comprendre les films mais ils
éclairent et apportent des indices supplémentaires... |
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| Le projet
Animatrix a germé dans l'esprit des frères Wachowski et
du producteur Joël Silver dès 1997, au moment où la
promotion internationale de Bound s'achevait et que
débutait celle de Matrix. Le trio se trouvait alors à
Tokyo pour donner une conférence de presse. Les frères
en profitèrent pour être présentés à des artistes qu'ils
admirent et qui oeuvrent dans le domaine de l'animation japonaise. C'est là
qu'est née chez Andy et Larry la certitude qu'en
collaborant avec ces réalisateurs ils seraient en mesure
d'enrichir l'univers de la Matrice. "Les frères
Wachowski sont de grands fans d'animation japonaise",
révèle Michael Arias, l'un des producteurs d'Animatrix
qui occupe également un poste de consultant en effets
spéciaux et technologies digitales à Tokyo. "Dès
qu'ils ont eu l'idée du scénario de Matrix ils savaient
que l'animation japonaise était le média parfait pour
repousser les limites du concept qu'ils avaient en tête.
En plus, de cette manière ils pouvaient rendre hommage
à des auteurs les ayant beaucoup influencés, comme
Mamoru Oshii, Katsuhiro Otomo ou Yoshiaki Kawajiri. Ce
dernier a d'ailleurs très activement participé à l'élaboration
d'Animatrix en réalisant un court-métrage et en
écrivant le scénario d'un autre. C'est là l'autre type
d'interactivité qui était recherchée par le biais d'Animatrix". |
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| Animatrix est
le résultat de trois
ans de collaboration entre les
frères Wachowski et un groupe constitué par les
meilleurs animateurs travaillant au Japon, aux USA et en
Corée. Jamais aucune expérience similaire n'avait été
tentée dans un contexte de production aussi ambitieux.
Une logistique très complexe a pour l'occasion été
dirigée par Michael Arias, Hiroaki Takeuchi, Eiko Tanaka,
Joël Silver et les frères Wachowski, pour offrir une
réelle liberté à des artistes venant d'horizons
différents. En gérant au mieux leurs sensibilités et
leurs talents hétérogènes, les producteurs sont
parvenus à conserver la cohérence d'Animatrix et
surtout à illustrer un nombre impressionnant de zones d'ombres
parsemant la trilogie des Wachowski. Ils ont offert par
le biais d'une série d'OAV (Original Animation for
Vidéo) un supplément de sens et d'âme à l'une des
franchises cinématographiques les plus prisées et les
plus rentables de tous les temps. Cette perspective avait
pourtant de quoi donner des sueurs froides à plus d'un
"exécutif". Mais, fort de ses nombreuses
collaborations avec les studios Madhouse, 4°C et Square
(Final Fantasy, The Spirits Within), Michael Arias est
parvenu à guider Joël Silver et les frères Wachowski
dans le labyrinthe de l'industrie de l'animation
japonaise... |
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| Enter The Matrix, quoi que l'on
puisse en penser, n'est pas la simple transposition du
deuxième opus du film sur nos PC préférés. Le jeu,
aux dires de l'éditeur, vient compléter le film en
proposant une histoire dans l'histoire.
Ainsi, il n'est pas question de prendre le rôle de Neo,
de Morpheus ou de Trinity mais plutôt de choisir entre
Niobe et Ghost qui font aussi partie du groupe de
rebelles de Morpheus, leur histoire venant croiser celle
des héros du film. Les fans seront heureux d'apprendre
que les frères Wachowski ont participé activement au
développement. Ce sont eux qui se sont occupés de l'histoire
et du scénario du jeu ce qui assure une meilleure
imbrication du jeu avec les deux épisodes du film. Tout
ceci pour vous dire que vous pouvez très bien jouer au
jeu sans avoir (encore) vu le film sans que cela ne ruine
le moins du monde le suspense. Certains passages du jeu
viennent éclairer le film en apportant quelques pièces
supplémentaires au monde de Matrix. |
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| Enter The Matrix se
présente comme un jeu d'action à la troisième personne
et s'apparente assez fortement à un Max Payne ou à
BloodRayne. A sa sortie, le jeu de chez Remedy avait fait
son petit effet avec le fameux bullet
time et tout le monde avait noté les cruelles
ressemblances avec le film Matrix. Je ne tairais pas de
gros secrets en vous disant que le jeu reprend à son
compte le ralentissement du temps tout en décuplant ses
possibilités. Niobe (ou Ghost suivant votre choix de
départ) dispose donc en plus de la classique barre d'énergie
d'une barre de concentration. En maintenant enfoncée la
touche majuscule, on consomme la concentration dont le
premier effet est un ralentissement du temps. Il devient
dès lors possible d'éviter les balles ennemies qui sont
rendues visibles dans ce mode. L'utilisation de la
concentration ne s'arrête toutefois pas là puisque,
concentré, notre avatar est capable de sauter plus haut,
de courir sur les murs, de prendre appui sur une cloison
pour cogner un ennemi et de tirer plus précisément.
Vous l'aurez compris, la concentration revêt une
importance capitale et c'est grâce à elle que l'on
tirera la substantifique moelle du jeu. Au fur et à mesure de la progression, des conseils sont donnés au compte-goutte sur les capacités de Niobe. On apprend petit à petit qu'il est possible de se plaquer contre les murs ou d'étouffer un ennemi (à la manière de Sam Fisher dans Splinter Cell). Que l'on peut passer en mode à la première personne pour tirer plus précisément. Ou encore que l'on peut prendre l'arme d'un ennemi au corps à corps et l'utiliser tout de suite après pour le terminer. Autant dire que cette idée de distiller des astuces petit à petit est un vrai bonheur et qu'il est vraiment appréciable de découvrir, même après plusieurs heures de jeu, des nouvelles possibilités de déplacement et d'attaque. Aux séquences d'action proprement dites dans lesquelles les combats ont la part belle, alternent des séquences de conduite de voiture ou de vaisseau et des cinématiques. Les premières s'apparentent à ce que l'on trouve dans un Need for Speed : Poursuite infernales... Mais en beaucoup, beaucoup moins bien. Le contrôle à la souris est peu probant, les graphismes sont répétitifs et le gameplay n'est pas franchement emballant. On pourrait dire à la décharge des développeurs que ces séquences, qui sont plutôt courtes, viennent renforcer l'immersion du joueur en rapprochant l'action des cinématiques. Celles-ci sont d'ailleurs plutôt fournies avec en sus des séquences réalisées avec le moteur du jeu, des vidéos au format DivX filmées exclusivement pour le jeu par les réalisateurs du film. Les amateurs avertis reconnaîtront les fortes ressemblances de certains moments du jeu avec des passages du premier ou deuxième épisode du film. Le passage sur les toits, poursuivi par un agent, ressemble comme deux gouttes d'eau à la séquence similaire du premier film. Mêmes toits en dents de scie, même plafond qui s'effondre... L'ambiance sonore est elle aussi très fidèle au film et cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas été autant emballé par les musiques d'accompagnement d'un jeu. Des samples très rythmés, alternativement rock ou techno se déclanchent dès que l'action se met en branle ce qui amène une dose d'adrénaline à un moment ou il n'en manque pas. |
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| Action variée, gameplay
innovant, cinématiques de qualité, ambiance sonore décapante... A
part les séquences de conduite, plutôt basiques, Enter
The Matrix pourrait presque donner l'impression d'être
le jeu ultime. Un détail vient toutefois entacher ce
beau tableau: La réalisation ! Les animations de Niobe
ou de Ghost sont certes très détaillées avec, dixit le
développeur, près de 1.000 mouvements différents mais
la puissance demandée est en conséquence. Jugez plutôt.
Avec un Pentium 4 2Gz épaulé par une vieillissante mais
toujours vigoureuse GeForce 4 Ti4200, il faut jouer en
800x600 pour avoir une action fluide en permanence, en
particulier lorsqu'il y a de nombreux ennemis proches ou
en extérieur. Le jeu est toutefois jouable et fluide le
reste du temps en 1024x768. Ce qui est étonnant c'est
que c'est le moteur 3D de Unreal Tournament 2003 qui a
été utilisé pour le jeu et que celui-ci, bien qu'assez
gourmant ne semblait pas boulimique à ce point. Ajoutez
à cela des décors très passables et les nombreux bugs
graphiques, dont certains sont corrigés par le premier
patch déjà dispo et vous comprendrez que le
développeur a du être quelque peu bousculé par le
service marketing pour lancer le jeu à la date de sortie
du film. C'est vraiment dommage dans la mesure ou Enter
The Matrix aurait pu être LE jeu culte, au même titre
qu'un Splinter Cell. Disposant d'une durée de vie d'au moins 15 heures, Enter The Matrix a réussi la prouesse d'être très fidèle au film tout en ne le parodiant pas ce qui, en l'occurrence, est une grande qualité. La présence des frères Wachowski au cours du développement n'y est certainement pas étrangère. L'utilisation de la concentration est assez aboutie et c'est avec beaucoup de plaisir qu'on rentre dans une pièce remplie de flics en armes en « se la jouant Matrix» : Je cours sur le mur, une rafale de MP5, roue, deuxième rafale, saut plongeant, troisième rafale, coup de pied tournant, je pique le flingue du policier qui « passait par là » juste le temps de lui vider mon chargeur dessus... La même séquence pourrait très bien se passer plus tranquillement en dessoudant un à un les flics à distance mais on se laisse vraiment prendre à ce petit jeu du ralenti. Là-dessus, bravo. Hélas, trois fois hélas, il faudra disposer d'une bonne machine pour pouvoir profiter pleinement de Enter The Matrix sous peine d'être très vite dégoûté par le mode diaporama de certaines séquences, et tout cela sans bénéficier de graphismes ou d'effets extraordinaires. |
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| Vous l'aurez compris, The Matrix Online est un nouveau MMORPG : Massive Multiplayer Online Role Playing Game. Même si The Matrix Online fait partie des jeux attendus par de nombreux joueurs aux côtés de Half Life² ou et Doom 3, il existe déjà à l'heure actuelle de nombreux MMORPG : par exemple Ragnarok Online, World Of Warcraft, Dark Age Of Camelots, ou encore Everquest. Jouer à ce genre de jeu requiert énormément de temps libre, ce qui nous fait nous demander si les fans seront effectivement au rendez vous lors de la sortie officielle. Alors ? Révolution ou réalisation correcte mais sans plus à la Enter The Matrix ? | |