Economie

 

Nokia veut des téléphones à 5$ par mois pour les pays du sud

Bientôt la moitié de l'humanité équipée d'un téléphonique mobile ? Après la Logan, une voiture à 5000 € conçue par Renault, c'est au tour du marché de la téléphonie mobile de se pencher sur des solutions "low cost" pour adresser les pays émergents.

A l'occasion d'une conférence de presse organisée à Nairobi au Kenya, Nokia a présenté les 1110 (65 € HT) et 1600 (85 € HT), deux modèles de téléphones mobiles très basiques, destinés aux utilisateurs néophytes et aux utilisateurs situés dans des marchés porteurs tels que l’Afrique et embarquant des technologies radio comme l'AMR et le SAIC destinées à réduire les coûts des opérateurs cellulaires.


“Chez Nokia, nous sommes intimement persuadés que la clé de la réussite sur les nouveaux marchés porteurs tels que l’Afrique consiste à travailler en étroite collaboration avec les opérateurs de téléphonie mobile afin de réduire les coûts globaux de possession pour les utilisateurs de téléphones mobiles. Nous attachons également une grande importance à la collaboration avec les organismes gouvernementaux afin d’éliminer les obstacles susceptibles de s’opposer à cette avancée. En proposant une combinaison adéquate de téléphones mobiles et de solutions réseaux, dans un environnement réglementé, nous pouvons envisager un paysage mobile dans lequel les opérateurs pourront proposer et rentabiliser des services de téléphonie mobile aux utilisateurs pour un montant mensuel ne dépassant pas 5 US $. Une telle modicité du coût des services de téléphonie mobile nous permet de prévoir une forte accélaration de la courbe de croissance des marchés porteurs.”

Tandis que les opérateurs cellulaires européens anticipent la saturation du marché sur la voix, l'industrie du téléphone mobile explore donc de nouvelles solutions pour équiper des continents comme l'Afrique, l'Amérique du Sud ou l'Asie du Sud-Est. Avec un objectif de 3 milliards d'abonnés à l'horizon 2010, l'industrie de la téléphonie mobile serait ainsi en mesure d'équiper près d'un humain sur deux, à peine 20 ans après sa création…

www.nokia.com

 

 

Au revoir dollar, bonjour euro

La chute du dollar face aux autres devises importantes, amorcée dès le passage en 2002 à la zone euro, a fait l’objet d’une étude réalisée par la banque royale d’Écosse auprès de plusieurs banques centrales. Les résultats confirment nettement le mouvement de désintérêt vis-à-vis de la devise qui était une référence incontestable au moins depuis 1945.

Selon des experts britanniques, les banques centrales du monde entier se débarrassent de leurs dollars et achètent des euros, tentant ainsi d’éviter de nouvelles pertes dues à la dépréciation de la devise américaine.
Plus de deux tiers des banques centrales du monde ont augmenté leur réserves en euros durant les deux dernières années, principalement aux dépens du dollar, selon le rapport Management Trends 2005, diffusé par la Central Banking Publications, basée à Londres.
Pour le sondage, commandé par la Banque Royale d’Écosse, 65 hauts fonctionnaires de banques centrales ont été consultés entre septembre et décembre. Ils contrôlent un trésor de 1,7 billions de dollars (1 billion = 1 million de milliards).
Rendu public la dernière semaine de janvier, le rapport souligne également que plus de la moitié des banques centrales perçoit maintenant l’argent et le marché de la dette de la zone euro comme plus attractifs pour l’investissement que le marché états-unien.
Depuis début novembre, le dollar a atteint presque toutes les semaines son plancher historique vis à vis de l’euro, avec une brève accalmie en décembre.
Le cours actuel de la devise nord-américaine est le pire jamais enregistré ces dix dernières années en comparaison avec d’autres devises mondiales comme la livre sterling, le yen japonais, le franc suisse, les dollars australien et canadien et les couronnes suédoise et danoise.
Quand on a instauré la zone euro en juin 2002, l’euro cotait à peine 84 centimes de dollar. En septembre, il avait atteint un prix de 1,21.
La chute du dollar est due fondamentalement à l’actuel déficit du compte courant des États-Unis et constitue, selon des experts, un signal négatif du reste du monde vis à vis de la politique économique de George W Bush.
Bush a converti l’excédent fiscal énorme qu’il a hérité de son prédécesseur, Bill Clinton, de 236,4 milliards de dollars, en un déficit de 413 milliards.
Quelques économistes ont pronostiqué un effondrement de la monnaie états-unienne face à l’euro, ce qui remettrait en cause le rôle du dollar comme devise de réserve prédominante dans le monde depuis 60 ans, années durant lesquelles les banques centrales ont accumulé le billet vert sans relâche.