Liberté

 

 

 

La liberté musicale en France

L'histoire du groupe de rap français le plus sollicité et le plus controversé du paysage sonore hexagonal débute en Seine-Saint-Denis. Joey Starr et Kool Shen rappent ensemble depuis déjà quelques années, sous le nom de Nique Ta Mère. En 1989, Dee Nasty, qui présente une émission sur Radio Nova, les invite pour un free-style en direct à l'antenne. 1993, J'appuie sur la Gâchette. Début 1994, ils offrent leur notoriété en faveur des Restos du Coeur. NTM balance Paris Sous les Bombes leur plus bel album. Le 14 juillet, ils participent au Concert des Libertés pour protester contre la victoire du Front National à Toulon : l'origine de l'affaire NTM. Les lascars sont condamnés à 6 mois de prison avec sursis, dont 3 mois ferme, avec interdiction "d'exercer la profession de chanteur de variétés pendant 6 mois" pour propos outrageants envers les forces de l'ordre. La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence revient sur la décision du Tribunal de Toulon et condamne Kool Shen et Joey Starr à 50 000 Frs d'amende et deux mois d'emprisonnement avec sursis. Alors que les ventes de Paris Sous les Bombes approchent les 400 000 exemplaires, NTM sort son 4ème album Suprême NTM. Carton immédiat au box-office. Mars 2000, NTM sort une vidéo qui leur ressemble Authentiques, avec Alain Chabat aux commandes. NTM live suit dans la foulée. L'année suivante, sort l'album Le Clash mettant un point final à leur collaboration. Joey Starr fonde B.O.S.S. et Kool Shen IV My People.
   

Extraits musicaux:

Police
Seine Saint Denis Style
Ma benz (Feat. Lord Kossity)

   

Police

1993  "J'appuies sur la gachette"

Vos papiers, contrôle d'identité-

Formule devenue classique à laquelle tu dois t'habituer.
Seulement dans les quartiers,
les condés de l'abus de pouvoir ont trop abusé.
Aussi sachez que l'air est chargé d'électricité,
alors pas de respect, pas de pitié escomptée.
Vous aurez des regrets car;
Jamais par la répression vous n'obtiendrez la paix,
la paix de l'âme, le respect de l'homme.
Mais cette notion d'humanisme n'existe plus quand ils passent l'uniforme,
préférant au fond la forme, peur du hors normes.
Pire encore si dans leur manuel ta couleur n'est pas conforme,
véritable gang organisé, hiérarchisé.
Protégé sous la tutelle des hautes autorités.
Port d'arme autorisé, malgré les bavures énoncées.
Comment peut-on prétendre défendre l'état, quand on est soi-même
en état d'ébriété avancée? Souvent mentalement retardé.
Le portrait type, le prototype du pauvre type,
voilà pourquoi dans l'excès de zèle, ils excellent.
Voilà pourquoi les insultes fusent quand passent les hirondelles.
Pour notre part ce ne seras pas "fuck the police",
mais un spécial Nick Ta Mère de la part de la mère patrie du vice.

Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.
Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.

Aucunement représentatif de l'entière populace,
que dois-je attendre des lois des flics.
Qui pour moi ne sont signe que d'emmerdes?
Regarde je passe à coté d'eux.
Tronche de con devient nerveux;
"Oh oh contrôle de police, monsieur"
Systématique est la façon dont l'histoire se complique.
Palpant mes poches puis me pressant les balloches.
Ne m'accordant aucun reproche à part le fait de passer proche.
Portant atteinte à leurs gueules moches.
Traquer les keufs dans les couloirs du métro,
Tels sont les rêves que fait la nuit Joey Joe,
Donne-moi des balles pour la police municipale.
Donne-moi un flingue...
Encore une affaire étouffée, un dossier classé,
Rangé au fin fond du tiroir, dans un placard ils vont la ranger.
Car l'ordre vient d'en haut,
Pourri à tous les niveaux.
Ça la fout mal un diplomate qui businesse la pédo.
Alors on enterre, on oublie, faux témoignages à l'appui.
Pendant ce temps, des jeunes béton pour un bloc de teuchi.
Malheureusement j'entends dans l'assistance.
"Écoutez, moi j'ai confiance"
Confiance en qui? La police, la justice, tous des fils,
corrompus, dans l'abus ils puent;
Je préfère faire confiance aux homeboys de ma rue, vu!
Pas de temps à perdre en paroles inutiles;
Voilé le deal:
Éduquons les forces de l'ordre pour un peu moins de désordre.

Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.
Police machine matrice d'écervelés mandatés par la justice sur laquelle je pisse.

Du haut du 93, Seine St-Denis, Chicago.
Port des récidivistes, mère patrie du vice,
je t'envoie la puissance, conservant mon avance.
Tout en transcendance, un à un me jouant
de tous les flics de France,
mercenaires, fonctionnaires au sein d'une milice prolétaire.
Terriblement dans le vent,
trop terre-à-terre pour qu'ils tempèrent
où même modèrent.
L'exubérance héréditaire qui depuis trop
longtemps prolifère.
Contribuant à la montée de tous les préjugés et,
maintenant pour renflouer l'animosité des
poudrières les plus précaires.
Considérées secondaires par les dignitaires
d'un gouvernement trop sédentaire
et d'une justice dont la battisse est trop factice
pour que s'y hissent oui sans un pli
nos voix approbatrices.
Mais sincèrement, socialement
quand il était encore temps
que l'on prenne les devant;
Tout ne s'est fait qu'en régressant, comment?
Aucun changement de comportement
de la part des suppôts des lois.
Roi du faux-pas.
Ma foi, ce qui prévoit un sal climat
donc pour la mère patrie du vice
de la part de tous mes complices,
des alentours ou des faubourgs,
avant qu'on ne leur ravissent le jour.

 
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Notre liberté intellectuelle est en grand danger !
Le 1er septembre prochain, la Commission Européenne votera sur la révision de la loi visant à permettre les brevets logiciels. Rien de surprenant, cette loi existe déjà aux Etats-Unis. Mais qu'en est-il en Europe et en quoi cela nous concerne-t'il tous ? Je vous invite à passer quelques minutes sur les informations qui suivent, et évaluer les enjeux par vous-mêmes.
Le risque L'Europe a déjà révisé et mis en vigueur les lois sur le copyright (propriété intellectuelle entre autres). Celle-ci protège le travail effectué par chacun contre la contre-façon (copie du code source entre autres dans le domaine de l'informatique). Mais cette loi va beaucoup plus loin, car elle permettra (et le permet déjà aux USA) de protéger des concepts généraux et d'empêcher toute évolution. Les entreprises riches auront alors l'occasion de poser des dizaines (que dis-je ... des centaines ou milliers) de brevets, visant à se protéger toute concurrence, et ainsi de prendre le contrôle absolu d'un domaine d'activité. Par exemple (liste de loin non-exhaustive):

L'enjeu Est-ce quelqu'un pourrait me contredire si j'affirme que cette loi provoquera une course aux brevets en Europe, permettant ainsi aux super-puissances d'acquérir la quasi-totalité des droits sur des produits qui existent déjà, ceux qui existeront, et peut-être même ceux qui n'existeront jamais (la faute à qui ?). A cout ou moyen terme, les dépositaires des brevets tiendront en laisse la totalité du marché, mettant au tapis toutes les petites et moyennes entreprise actuelles et à venir.   Par exemple, de tels principes avaient déjà mis en conflit Microsoft avec Netscape, et annonce le type de procès que nous purrions voir apparaître en Europe. Mais cela nous touche aussi plus directement, alors que les sociétés américaines se protègent derrière leurs brevets et que le gouvernement américain empêche la diffusion des dites "nouvelles technologies", nous laissant ainsi bien loin derrière eux. Je me souviens avoir reçu une quinzaine de machines IBM, installées avec Windows NT, lesquelles ne permettaient aucun moyen de cryptage sur Internet. Pas de chance, certaines de ces machines devaient servir au telebanking, aussi j'ai dû les réinstaller pour les mettres au niveau du standard des banques suisses.   Par ailleurs, de nombreux logiciels ont été développés en "Open Source", sous l'égide du copyright "GPL" (General Public Licence: http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html). Pour résumer de quoi il s'agit en quelques mots, de tels logiciels sont accessibles, utilisables et modifiables gratuitement à chacun, à la condition que tout apport ou modification soit à leur tour rendus publics. Un des exemples les plus flagrants sont les produits utilisés pour Internet. Plus de 60% des serveurs Web tournent avec Apache, un serveur sous licence GPL. Les languages de programmation Perl, PHP, ainsi que l'HTML ou le _javascript_ sont gratuits d'utilisation. Vous utilisez donc courrament de l'Open Source. A présent, imaginez que chacune des méthodes soit brevetée, et, sachant que vous utilisez des dizaines de méthodes à chaque ouverture de page Web, d'email, etc., le montant des redevances que cela pourrait représenter.   Que puis-je faire contre cela ? C'est très simple. Certains groupes se sont déjà formés pour tenter de protéger la propriété intellectuelle de chacun, et non pas des plus riches. Ceux-ci ne demandent que votre soutien en signant la pétition à cette adresse: http://petition.eurolinux.org/index_html. Déjà plus de 10'000 personnes la signent chaque jour, alors pourquoi pas vous ?

 

 

Déclaration universelle des droits de l´homme

Adoptée par l´Assemblée générale dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948

Préambule

  • Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

    Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

    Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

    Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

    Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

    Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

    Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

    L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier

  • Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

  • 1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

    2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

  • Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

  • Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

  • Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

  • Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

  • Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8

  • Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9

  • Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10

  • Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

  • 1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

    2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12

  • Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13

  • 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

    2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

  • 1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

    2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

  • 1. Tout individu a droit à une nationalité.

    2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16

  • 1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

    2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

    3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17

  • 1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.

    2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18

  • Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19

  • Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20

  • 1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

    2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21

  • 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

    2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

    3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22

  • Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23

  • 1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

    2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

    3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

    4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24

  • Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25

  • 1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

    2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26

  • 1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

    2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

    3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27

  • 1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

    2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28

  • Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29

  • 1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

    2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

    3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

  • Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

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